mardi 15 mars 2022

Littérature


Littérature tchadienne : vers une montée fulgurante des auteurs et écrivains tchadiens à l’aube de 2022.

  

La nouvelle année qui débute semble être prometteuse pour la littérature tchadienne. De janvier en mars, l’on assiste à une croissance considérable du nombre des dédicaces des œuvres littéraires tchadiennes. Mais le mois de février semble être une particularité...


Février a été riche, en ce qui concerne la production littéraire. En moins de trente (30) jours, plus de six (6) œuvres littéraires ont été produites, créant ainsi de l’engouement et des retrouvailles littéraires riches et variées. C’est ainsi qu’en date du 05 février, MBERNODJI Sosthène, enseignant de français, par ailleurs activiste et journaliste, a ouvert le rideau de dédicace du mois avec son recueil de Nouvelles intitulé "Le Revenant de Nokou". Ce recueil de 51 pages, publié aux Editions le souffle, traite des maux qui minent le pays, mais psalmodie également le paysage naturel du Tchad à travers ses sites touristiques faisant ainsi sa renommée.

        Crédit photo: MBERNODJI Sosthène


Une semaine plus tard, c’était le tour du journaliste à la radio allemande Deutsche Welle, Eric Topona Mocnga avec deux œuvres notamment "Misère et grandeur de la liberté d’informer", publié aux éditions Edilivres et "Essai pour la refondation du Tchad" paru chez l’Harmattan. La première retrace les difficultés des journalistes dans l’exercice de leur métier et la seconde parle des aspirations de la fondation de base d’une nation unie et forte.

Un autre écrivain et non le moindre, l’ancien Ministre de la culture et réalisateur tchadien Mahamat Saleh Haroun, refait surface cette fois-ci sur la scène littéraire avec "Les Culs-Reptils". Ce roman de 240 pages, publié aux éditions Gallimard, dépeint les problèmes dont en souffre la société tchadienne en adoptant un ton fantastique.

Crédit photo: IFT

Huit (8) jours après, le défenseur des droits de l’Homme, DOBIAN ASSINGAR, par ailleurs président d'honneur de la Ligue tchadienne des droits de l'Homme (LTDH) présente un essai : "De la Kakistocratie au syndrome de chenilles", publié aux éditions Toumaï. C’est un livre qui aborde les sujets variés du Tchad et présente une vision de l’auteur pour un meilleur avenir du pays.

En la même date, l’ancien prêtre DJEDUBUM DJEKORNONDE présente "Ma vérité et ma foi". C’est un livre autobiographique qui retrace l’histoire de sa vie sacerdotale et enseignante.

Les week-ends du mois de février étaient inondés d’activités et rencontres littéraires. Cette panoplie de présentations a donné un cachet particulier à ce mois, paradoxalement à d’autres où les dédicaces tombaient à contre goûte. Les salles abritant ces activités étaient toujours pleines à craquer. Cela constitue une surprise agréable pour les jeunes friands de nouveautés littéraires. Cet engouement témoigne de la bonne santé de la littérature tchadienne et contribuent à l’épanouissement dans ce domaine, porteur d’espoir à la population intellectuelle.


L’époque de la concurrence étrangère semble révolue

Outre les difficultés liées à l’édition et à la circulation des livres, les écrivains tchadiens déplorent la place importante des œuvres littéraires étrangères dans les programmes d’enseignement scolaires et universitaires, au détriment des auteurs et écrivains nationaux.  


Les Tchadiens s’intéressent de plus en plus à la lecture

Signalons que ce boom littéraire est dû à la prise de conscience à divers niveaux face à la problématique de la lecture et de l’écriture. L’expansion des bibliothèques dans la ville de N’Djamena, leur dotation en livres, les séances de lecture publique dans les maisons de quartiers et centres culturels en sont une illustration parfaite.

L’une des causes majeures de cette prouesse est l’innovation créée en 2017 par le Ministère de la Culture et de la Promotion de la Diversité en organisant "le mois du livre et de la lecture" chaque année au mois de Novembre et décerne des prix honorifiques aux écrivains selon les catégories ci-après : le grand prix littéraire, le prix du jeune talent et le prix de la plume féminine. Aussi, pendant ce mois, il y’a des rencontres littéraires et ateliers de formation qui se tiennent ; cela permettant de booster le niveau des écrivains en herbe. Ce "mois du livre et de la lecture" constitue une source indispensable à la motivation des écrivains à faire plus et aux aspirants de se démarquer

Un autre point est la prolifération des maisons d’édition, qui proposent des prestations à des prix acceptables, en un temps court et d’une qualité. Ce qui permet d’avoir plus de productions littéraires.

Par ailleurs, rares sont des écrivains qui ont des sources d’inspiration culturelles. Ce sont entre autres le climat auréolé de la transition, des événements multiples tels la corruption, l’usage disproportionné de forces lors des manifestations, la répression violente des marches pacifiques, l’injustice ambiante, l’insécurité, le conflit éleveurs- agriculteurs, le réchauffement climatique constituent des tremplins de productions littéraires tchadiennes.

Cependant, il est à noter que cette montée contribue de manière significative à éradiquer les maux qui minent la société tchadienne et permet à la littérature tchadienne de se hisser au rang d’autres littératures.

mardi 25 janvier 2022

Littérature

L'écrivain tchadien et ancien Ministre de pétrole M. BOUKAR Michel a présenté aux amoureux de la littérature et des belles lettres ce mardi 25 janvier dans la salle de spectacle de l'Institut Français du Tchad son livre intitulé "agriculture et énergies renouvelables post-covid19: solutions pratiques et perspective pour la sécurité alimentaire; adaptation aux changements climatiques"; un livre de plus de 200 pages publié aux Editions Universitaires Européennes.


A l'entrée de jeu, l'auteur a partagé avec l'assistance son parcours atypique l'ayant conduit à l'écriture de cette œuvre de renommée internationale. Faut-il le rappeler, ce livre a été primé "meilleur prix de l'année 2019" par l'édition universitaire européenne et est traduit en plus de 10 langues. 


Dans ce livre, l'auteur propose des pistes de solutions pour faire sortir le Tchad de l'insécurité alimentaire mais aussi du changement climatique de manière globale. Il propose par exemple que pour faire sortir le pays de l'impasse et atteindre l'autosuffisance alimentaire, les cultivateurs doivent disposer de kits solaires qui leur permettrait de cultiver sur toutes les saisons. Ces outils pourraient également aider les entrepreneurs qui aimeraient s'adonner à l'agriculture ainsi que les personnes faisant de la culture maraîchère à mieux faire leur activité et de façon optimale. Par ce mécanisme, ceux-ci seraient à même d'irriguer facilement leur champ sans pour autant dépenser assez d'énergie et de moyens.


En outre, ces plans tracés par l'auteur pourraient servir de référence pour la bonne gestion du conflit agriculteurs-éléveurs. Mais aussi d'accroître ces deux secteurs qui constituaient les mamelles de l'économie nationale.


Aussi, le livre apporte des pistes de solutions au problème de changement climatique. C'est ainsi que l'auteur encourage la production et la consommation du biocarburant qui a assez d'impacts positifs sur le monde rural et sur l'environnement de manière générale. Car les biocarburants permettent de produire des énergies propres, ne dégageant pas trop de gaz à effet de serre. C'est dans cette optique qu'il propose la plantation des arbres telles que le balanitès, Jatropa et bien d'autres.


M. BOUKAR Michel a ensuite exhorté ces concitoyens au passage à la transition énergétique, véritable gage d'émergence et d'épanouissement du pays. 


Il est également à noter que les échanges entre le public et l'auteur ont été très fructueux. Des phases de questions-Réponses ont mis terme à cette activité.

mardi 11 janvier 2022

ENTREPRENEURIAT

ENTREPRENEURIAT FÉMININ : Une force pour l'inclusion et la l'épanouissement des filles.

Longtemps dominé par les hommes, l'on assiste ces derniers temps à une montée vulgurante et remarquable des filles dans le domaine entrepreneurial. Des jeunes filles de divers horizons innovent, inventent et créent des activités qui leur permettent de subvenir à leurs besoins; et ainsi atteindre une certaine autonomie financière. Cela est à encourager et à féliciter car nous avons une génération des jeunes dames qui osent, rêvent et essayent d'entreprendre pour apporter des changements dans leur train de vie.

Vivement, que les plus hautes autorités créent des cadres qui permettent l'encadrement, le suivi et le bon déroulement de leurs activités.

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